Mieux lutter contre les ravageurs : un enjeu central


Lancé en juillet 2023, le projet Mangoro Bara Demain a pour objectif de soutenir la production de mangue au Burkina Faso en développant des biopesticides efficaces contre les ravageurs. Aujourd’hui, la filière de la mangue est menacée par deux types de mouches qui attaquent les fruits pour y pondre.  D’ici à juillet 2025, le CEAS et ses partenaires ont pour objectif de réduire drastiquement les pertes en développant et diffusant un traitement efficace et respectueux de l’environnement. Ce faisant, le but est d’augmenter les revenus des ménages ruraux et de valoriser des ressources initialement vouées à la décharge.

 

 

 


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La culture de la mangue joue un rôle fondamental dans la sécurité alimentaire du Burkina Faso et est une source de revenus conséquente pour les communautés rurales. Représentant plus de 60% de la production fruitière nationale et employant près de 64'000 personnes, la protection de la production de la mangue est un enjeu national majeur. A cause des mouches de fruits, l’exportation est difficile et les pertes de rendement sont actuellement de 50% à 80% de la production totale.

Les techniques de lutte contre ces ravageurs sont coûteuses et souvent indisponibles sur le marché local. C’est pourquoi les productrices et producteurs ont approché le CEAS pour être accompagné.e.s dans la recherche de solutions accessibles et durables. Le projet est mené en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), qui développe un biopesticide à base de déchets des brasseries implantées dans la région. En effet, une étude publiée dans l’African Scientific Journal a démontré l’attractivité des levures comme appât chez les principales espèces de mouches de fruits. Combinée à l’utilisation d’un insecticide naturel à base de jatropha, une plante vivace cultivée sur place, cette solution a montré une efficacité allant jusqu’à 85%. Ce traitement naturel permet en outre de respecter les normes Bio.

Une collaboration multipartite

Si les résultats de l’INERA sont encourageants, il faut réussir à diffuser et adapter ces biopesticides à la réalité du terrain. Le CEAS peut compter sur l’Association des Professionnels de mangues du Burkina (APROMA-B), réseau interprofessionnel des producteurs de mangues burkinabè, dont l’objectif est de dynamiser la filière. Grâce à ses connexions, l’APROMA-B facilitera la mobilisation et l’implication de ses plus de 15’000 producteurs membres et permettra une diffusion à grande échelle des biopesticides. La production et la distribution seront assurées par une entreprise locale.

Pour la confection des biopesticides, le projet peut déjà compter sur la plus grande société de brasserie du pays : la brasserie Brakina. Ce sont en effet les déchets organiques de cette dernière qui fourniront les appâts à base de levure tant appréciés par les mouches du fruit. Par la suite, d’autres brasseries seront contactées pour diversifier les sources d’approvisionnement.

Enfin, l’ONG suisse Biovision, avec qui le CEAS collabore depuis plusieurs années, est également impliquée. Le projet s’appuiera en effet sur ses expériences en matière de plaidoyer pour promouvoir cette nouvelle solution de lutte biologique au niveau national.

Ainsi, si Mangoro Bara Demain n’en est qu’à ses débuts, ce sont bien des dizaines de milliers de productrices et producteurs qui devraient en bénéficier à terme.

 

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